samedi 25 avril 2009

Claude Levêque

Claude Lévêque est né en 1953 à Nevers, Il vit et travaille à Montreuil. En 1977, il sort des beaux arts de Bourges avec un diplôme de peinture. En 1982, il participe à la 12e biennale de Paris, en 1984 la galerie Eric Fabre lui consacre sa première exposition personnelle. Il expose régulièrement aussi bien en Europe qu'en Amérique ou en Asie. En France, il est d’abord représenté par la galerie Yvon Lambert et maintenant par la galerie Kamel Mennour. Parmi ses expositions personnelles on peut citer en 2001, Le meilleur des mondes à la Passerelle de Brest, Let's Dance à la fondation Miro de Barcelone, ou Reconstruire la fenêtre à la Rice gallery de Tokyo. Il participe à des biennales d'envergure comme celle de Lyon (Valstar barbie, 2003) ou de La Havane (2003), à des expositions au Guggenheim (New York, 1998), au Centre Pompidou à Paris (Au delà du spectacle, 2000, Paris, “Le mouvement des images”, 2006), au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris (Le monde dans la tête, 2000), au mac de Lyon (2007, Lyon, «The Freak Show ») au Kunsthalle (Zürich, 2001), et au Mamco (Ornicar !, Genève, 2003).


Dans ses débuts il a travaillé sur l'objet, il a mis en situation des objets de la vie de tout les jours, des sortes de "ready mades". Il prend des objets de la vie de tout les jours, des objets qu'on ne regarde plus, et les expose comme des oeuvres d'art. Des bols de cantine, des cuillères, des meubles en bois, un metronome, objets qui font référence à des moments de son enfance. La mise en lumière de ces objets fonctionne comme une activation de souvenirs effacés, d’émotions oubliées. Reference à Boltanski avec les thèmes de la mémoire, l’identité, de l’anonymat, de l’absence, du temps et de la mort.


Puis il a eu sa phase néon à partir de 1983, comme beaucoup d'artistes.
Ils récupèrent des phrases qu’il a pu lire sur les murs, taggé. Il les fait écrire par sa mère (ca donne une écriture fragile) et en impliquant quelqu’un de proche, et lie son œuvre a son vécu. Il détourne l’utilisation du néon, habituellement utilisé dans la publicité, comme enseigne lumineuse pour donner à voir ces expressions du quotidien.
L’utilisation du néon, symbole de l’aseptisation de notre société, mêlée à des expressions graves crée un décalage entre les moyens utilisés et les messages transmis. les chocs destinées à interpeller le public. Elles dévoilent un certain mal-être : « Je suis une merde », « Pourquoi vivre ? » ou « Vous allez tous mourir ».
Les phrases de l’artiste dévoilent ce que cachent les slogans publicitaires qui diffusent des messages positifs. Ils dévoilent le fossé entre ce qui est donné à voir : un univers de bonheur attractif et distractif et ce qui est vécu au quotidien : souffrance et violence du monde.

Analyse d'une oeuvre
L’œuvre de Mickey : Il la fait apres avoir entendu son grd père ( survivant des camps d’auswicht) parler de son calvaire.
L’installation murale juxtapose une figure de Mickey en tube de néon blanc dessinée par
la main tremblante d’un enfant, à l’écriture, en métal rouillé, « ARBEIT MACHT FREI » ( le travail rend libre) qui était présente à l’entrée du camp d’Auschwitz. Cette œuvre volontairement agressive et provocante vise à interpeller le visiteur et le mettre en garde contre une société de l’aliénation :
Confronter deux symboles contradictoires, celui du monde du loisir et celui de la barbarie la plus extrême est une stratégie pour déclencher un choc visuel chez le spectateur et ainsi l’amener à réagir. Le plasticien
souhaite montrer les travers du divertissement qui est, selon lui, un leurre dangereux puisqu’il dissout le réel dans l’irréalité et l’irréalité dans le réel, brouillant les frontières entre le mythe et l’historique, le fictif et le tangible, l’anecdote et l’événement .


Ensuite Claude Levêque s'est intéressé aux environnements, aux ambiances. Il a laissé de coté l'objet pour s'interesser à l'espace. Des espaces où ils jouent avec la lumière, le son.
Il a mis en scène "des fins de fêtes", installations où l'on peut voir les "déchets" d'une fête terminée, où l'on a été mis à l'ecart et on l'on ne peux que imaginer ce qu'il s'est passé.

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